Un placement tangible, écologique et fiscalement avantageux

Dans le cadre d’un patrimoine diversifié et équilibré, les actifs forestiers offrent des perspectives intéressantes en matière de sécurité, fiscalité et valorisation sur le long terme. De plus, ils participent d’une démarche écoresponsable en favorisant le développement et une gestion éthique des bois et forêts.

TABLE DES MATIÈRES

Qu’est-ce qu’un Groupement Forestier d’Investissement ?

Alternative au GFF (Groupement Foncier Forestier), le dispositif du GFI facilite l’accès à ce type d’actif (à partir de 1000 €) tout en reposant sur le principe de la délégation de gestion.

D’un fonctionnement similaire à celui d’une SCPI dans le secteur immobilier, le GFI est une Société civile dont les membres sont des associés responsables à hauteur des parts acquises par chacun.

Géré par des Professionnels de la filière, il assure différentes tâches au nom des associés, variables selon les cas :

  • acquisition de forêts et/ou surfaces à boiser ou reboiser ;
  • conservation, reboisement, entretien des massifs ;
  • exploitation et gestion durables de la ressource bois ;
  • exploitation et gestion des éventuels droits de chasse ;
  • levée de capitaux auprès d’investisseurs déjà associés ou nouveaux ;
  • gestion administrative et financière dans l’intérêt des associés…

Ce statut constitue donc une opportunité pour des investisseurs souhaitant diversifier leurs actifs sans pour autant mobiliser des sommes importantes et hors contraintes de gestion.

Pourquoi miser sur la filière bois en France ?

À l’instar de tout placement, un investissement forestier tient compte de deux critères :

  1. la rentabilité annuelle et
  2. la valorisation des actifs.

S’agissant de la rentabilité, les revenus sont essentiellement issus de la vente du bois coupé et de l’exploitation des droits de chasse. Le rendement – consolidé par la progression de la filière bois dans les secteurs du chauffage et du bâtiment – est modéré (de l’ordre de 1% à 2%) mais historiquement stable sur les deux dernières décennies et même en légère progression.

Au plan de la valorisation, les actifs forestiers sont sur une tendance haussière également modérée mais régulière, supérieure à l’inflation. Si le risque de perte en capital reste en principe réel, il est cependant minimisé par l’évolution du marché et les perspectives de croissance de la filière bois.

Un troisième critère s’ajoute aux précédents : le caractère écoresponsable de ce type d’investissement. En effet, les GFI sont tenus à une exploitation raisonnée (en pratique : maximum 60% de l’augmentation de la ressource), favorisant ainsi l’extension des forêts et donc de leur capacité de stockage carbone.

Le bois : un actif réel et tangible, décorrélé de l’évolution des marchés financiers

Les parts de GFI correspondent à des mètres carrés de forêt. Ce sont donc des actifs tangibles, au même titre que l’or ou la pierre, qui sont de surcroît déconnectés des variations des marchés immobiliers et surtout financiers.

En effet, malgré les crises systémiques comme le crack financier de 2008, ou encore les aléas climatiques tels que la tempête de 12/1999, on constate une réelle stabilité du prix de l’hectare de forêt, dont l’évolution est régulière et constante.

À noter que même la crise sanitaire du COVID-19 n’a pas empêché les arbres de continuer à pousser !

Stables et peu sujets au risque en capital, les actifs forestiers peuvent légitiment prétendre au statut de valeur refuge. C’est dans cette perspective et sur le long terme qu’ils trouvent leur place dans la constitution d’un patrimoine équilibré.

Le bois, un investissement plus liquide qu’on ne le pense ?

Qui dit investissement de long terme n’implique pas forcément qu’on s’interdise toute recherche de liquidité.

La liquidité des actifs forestiers a la réputation d’être faible, leur cession étant soumise à une loi de l’offre et de la demande qui en l’espèce peut s’avérer moins réactive que dans d’autres domaines.

Trouver des acquéreurs pour des hectares de forêts peu propices à la spéculation n’est en effet pas aussi simple que pour des mètres carrés habitables au cœur d’une métropole attractive.

Cependant, le cas particulier des GFI modifie sensiblement la donne sur ce plan. Libres du nombre de leurs investisseurs, ceux-ci peuvent en effet se constituer une poche de liquidité qui leur permet de racheter rapidement les parts d’un associé souhaitant se retirer partiellement ou totalement, pour les revendre ensuite à des acquéreurs déjà membres ou nouveaux. Cette fluidité des transactions est par ailleurs facilitée par le coût souvent modéré du ticket d’entrée, fixé par les statuts du GFI.

Fonctionnement et atouts du Groupement Forestier d'Investissement en France

Quels sont les avantages fiscaux et en matière de transmission de patrimoine ?

Si les revenus d’exploitation et produits de revente avec plus-value des parts de GFI sont imposés conformément à leur catégorie, ce type d’investissement bénéficie d’avantages non négligeables au moment de la souscription et de la transmission :

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Réduction IR

Une réduction d’impôt de 25% de la valeur des parts acquises est accordée pour l’année de la souscription. Ce taux, qui était initialement de 18%, est en vigueur jusque fin 2022.

Il est assujetti à une conservation d’au moins 5 ans et demi pour les parts créées et 8 ans et demi pour les parts du marché secondaire, avec des plafonds de réduction respectifs de 12 500 € et 1425 € (doublés pour un couple).

Ces réductions sont soumises au plafonnement global de 10 000 € par foyer fiscal, mais les excédents sont reportables sur 4 années.

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Transmission des parts de GFI allégée

75% de la valeur en quote-part d’actifs forestiers des parts de GFI sont exonérés de droits de mutation.

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Rien en matière d’IFI

À noter par ailleurs que les parts de GFI (contrairement à la détention directe de parcelles forestières) bénéficient du statut de valeurs mobilières et sont en conséquence exonérées d’IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière).

GFI : la sécurisation par la diversification

Si le risque de perte en capital des actifs forestiers se voit largement tempéré par la bonne tenue dans le temps de la filière bois, il n’en reste pas moins réel.

En effet, nul ne peut prétendre garantir les résultats futurs à l’aune des chiffres du passé, le prix de l’hectare de forêt pouvant varier au même titre que celui d’autres valeurs refuges comme l’or ou l’immobilier.

Pour limiter ce risque, les GFI peuvent user d’une arme inhérente à leur statut : la diversification. Celle-ci est à considérer sur deux aspects complémentaires :

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La diversification géographique

Consiste à acquérir des bois, forêts ou zones à reboiser en plusieurs lieux, éloignés les uns des autres, de manière à répartir le risque sur autant de territoires soumis à des aléas respectivement différenciés.

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La diversification des essences de bois

Permet de compenser la baisse éventuelle des cours de tel ou tel type de bois, ainsi que de limiter les conséquences économiques d’un dommage climatique ou phytosanitaire impactant certaines essences mais épargnant les autres.

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GFI : l’investissement forestier est-il une niche fiscale ?

Soumises au plafonnement global des réductions d’impôt, les parts de GFI peuvent logiquement être considérées comme relevant des niches fiscales. Ce souci d’une attractivité accordée aux investissements forestiers remonte à la loi Sérot du 16 avril 1930, complétée par l’amendement Monichon en 1959, qui intègre les transmissions à titre gratuit au cadre légal. Aujourd’hui encore, ces dispositions fiscales avantageuses sont soumises à une obligation de gestion durable des parcelles sur une période de 30 ans.

S’agissant d’un Groupement Forestier d’Investissement, cette obligation de gestion durable incombe au GFI lui-même et non pas aux associés acquéreurs des parts, qui sont libres de les céder quand bon leur semble, conformément au régime d’imposition dont ils dépendent au moment de la cession.

Défiscalisation grâce au GFI bois en France

Principaux risques du Groupement Forestier d’Investissement

Les forêts étant par nature constituées d’êtres vivants non mobiles, elles sont exposées à des risques spécifiques tels que les intempéries (tempête de 12/1999 par exemple), les conséquences du réchauffement climatique (notamment les sécheresses répétées qui peuvent décimer certaines essences et les incendies toujours plus nombreux et dévastateurs) et autres attaques phytosanitaires (comme le chancre du hêtre).

Il importe donc de choisir en toute connaissance de cause un GFI dont les statuts garantissent l’assurance des différents risques encourus et susceptibles d’être couverts, et cela en contrepartie de primes annuelles compatibles avec le seuil de rentabilité espéré.

À noter que si les risques d’incendie et d’intempéries sont assurables dans des conditions variables selon les contextes, ce n’est pas le cas pour les risques phytosanitaires.